Serah
Coucou ! Ton message m’a vraiment parlé, du début à la fin.
Pour répondre à ta question : oui, j’ai une routine d’écriture, mais non, je ne me fixe pas d’objectifs. En fait, plus je me mets des objectifs, plus j’ai l’impression de tuer le plaisir. Et pourtant, je participe à ce concours avec l’espoir (un peu ridicule, j’avoue) de le gagner. Mais au fond, je sais que ça n’arrivera probablement pas.
J’ai écrit cette histoire exprès pour le concours. Et puis… j’ai été prise en otage par mes personnages. Encore une fois. (Je crois que je devrais porter plainte un jour.) Et ce thème “Murmure”, pour moi, c’est même pas un thème. C’est juste mon quotidien. Je vis littéralement avec des voix dans la tête qui surgissent dans les moments les plus absurdes. Donc autant te dire que ce concours, c’est pas une inspiration, je me fait littéralement posséder.
Je n’ai pas de compteur de mots. Je ne compte pas. Je note juste dans un carnet les jours où j’ai été productive, où j’ai réussi à écrire un chapitre ou pas. J’essaie de repérer mes baisses d’énergie, mais je préfère miser sur la discipline douce, pas sur la pression. Et oui, parfois j’ai envie d’écrire un chapitre entier de 20 000 caractères, et la limite de 7 000 sur Fyctia m’épuise. J’ai l’impression de devoir scier mes scènes en morceaux, comme si j’avais trop parlé, alors que pour moi chaque phrase a son poids.
Je te rejoins complètement sur les baisses de motivation. Mais j’essaie de ne pas les prendre pour des signes d’échec. C’est comme dans la vie : parfois on a envie, parfois non. Mais quand on tient jusqu’au bout et qu’on finit une histoire, peu importe si elle est lue ou non, le sentiment d’accomplissement est dingue. J’ai des romans qui dorment dans mon ordi, jamais publiés. Mais je sais que je les ai écrits. Et c’est énorme.
Comme toi, j'ai laissé mon projet en cours (je faisais une réécriture d’un autre roman qui devait partir en maison d’édition) quand j’ai été happée par ce concours. Je me suis lancée dans un projet tout neuf, avec un univers bien trop ambitieux pour mon propre bien. Et pourtant, me voilà. À improviser chaque chapitre. Moi qui suis autrice architecte à la base, là je suis désormais une autrice jardinière sous LSD, en train de prier pour que mes personnages ne fassent pas exploser tout le plan narratif en cours de route.
Merci pour ton message, il m’a donné envie de poser tout ça quelque part. Et je te souhaite de tout cœur de continuer à écrire aussi librement et intensément que tu le fais déjà 🌿
Pour répondre à ta question : oui, j’ai une routine d’écriture, mais non, je ne me fixe pas d’objectifs. En fait, plus je me mets des objectifs, plus j’ai l’impression de tuer le plaisir. Et pourtant, je participe à ce concours avec l’espoir (un peu ridicule, j’avoue) de le gagner. Mais au fond, je sais que ça n’arrivera probablement pas.
J’ai écrit cette histoire exprès pour le concours. Et puis… j’ai été prise en otage par mes personnages. Encore une fois. (Je crois que je devrais porter plainte un jour.) Et ce thème “Murmure”, pour moi, c’est même pas un thème. C’est juste mon quotidien. Je vis littéralement avec des voix dans la tête qui surgissent dans les moments les plus absurdes. Donc autant te dire que ce concours, c’est pas une inspiration, je me fait littéralement posséder.
Je n’ai pas de compteur de mots. Je ne compte pas. Je note juste dans un carnet les jours où j’ai été productive, où j’ai réussi à écrire un chapitre ou pas. J’essaie de repérer mes baisses d’énergie, mais je préfère miser sur la discipline douce, pas sur la pression. Et oui, parfois j’ai envie d’écrire un chapitre entier de 20 000 caractères, et la limite de 7 000 sur Fyctia m’épuise. J’ai l’impression de devoir scier mes scènes en morceaux, comme si j’avais trop parlé, alors que pour moi chaque phrase a son poids.
Je te rejoins complètement sur les baisses de motivation. Mais j’essaie de ne pas les prendre pour des signes d’échec. C’est comme dans la vie : parfois on a envie, parfois non. Mais quand on tient jusqu’au bout et qu’on finit une histoire, peu importe si elle est lue ou non, le sentiment d’accomplissement est dingue. J’ai des romans qui dorment dans mon ordi, jamais publiés. Mais je sais que je les ai écrits. Et c’est énorme.
Comme toi, j'ai laissé mon projet en cours (je faisais une réécriture d’un autre roman qui devait partir en maison d’édition) quand j’ai été happée par ce concours. Je me suis lancée dans un projet tout neuf, avec un univers bien trop ambitieux pour mon propre bien. Et pourtant, me voilà. À improviser chaque chapitre. Moi qui suis autrice architecte à la base, là je suis désormais une autrice jardinière sous LSD, en train de prier pour que mes personnages ne fassent pas exploser tout le plan narratif en cours de route.
Merci pour ton message, il m’a donné envie de poser tout ça quelque part. Et je te souhaite de tout cœur de continuer à écrire aussi librement et intensément que tu le fais déjà 🌿