Pour commencer, j'adore cette fin de chapitre !! On peut deviner quelle genre de chasse il va lui proposer, mais on a quand même hâte de savoir. J'aime beaucoup le personnage de la chasseuse, même si je ne l'imaginais pas fumer, je ne sais pas pourquoi. En tout cas, elle est solitaire mais ne refuse pas d'engager des conversations, et oui pourtant le russe l'a dérangée en train de jouer au flipper et surtout, pire que tout, il l'a vouvoyée (MDR). Franchement cette phrase, cette note d'humour, je ne m'en lasse pas. Conclusion : encore un chapitre très réussi, hâte d'en savoir plus... Si j'avais juste une petite remarque, j'ai eu un minuscule blocage sur la phrase "elle n'aimait pas les russes", puisque on sait qu'elle n'aime personne de toute façon, donc je me serais attendu à quelque chose du genre "elle aimait encore moins les russes que le reste de l'humanité" (mais bon c'est vraiment un détail !!)... Allez je lis la suite ce soir ou demain :D
(je dis rien, mais effectivement, la cigarette est une petite discordance, et on apprendra plus tard pourquoi elle fume, et pourquoi spécialement elle fume des clopes qui viennent d'Asie). Le "elle n'aimait pas les Russes" était plutôt voulu comme un trait d'humour, c'est à dire qu'elle le voit arriver, qu'elle se dit "oh non un Russe, fait chier", et ensuite "bof, de toute façon j'aime personne, autant écouter ce qu'il a à me dire".
voilà qui est très intrigant. S'agit-il du biologiste du résumé ? Je pense bien. Je suis curieuse de savoir ce qu'il lui veut. Un truc m'a perturbé : les cigarettes et le flipper sont des objets de consommation par excellence (le précepteur en parle dans la vidéo que j'ai mentionnée plus tôt, c'est hyper intéressant). Doit-on placer la chasseuse du côté des consommateurs, ou du côté de ceux qui sont contre le système, ou ni l'un ni l'autre ? J'avoue que je suis un peu perdue à ce niveau-à, ce personnage est assez ambivalent on dirait. J'ai du mal à me sentir proche d'elle, je ne pense pas partager ses valeurs et le fait qu'elle soit misanthrope n'aide pas, même si je partage cet amour de la nature.
Je ne partage pas non plus ses valeurs, ni sa misanthropie, en fait le personnage de la chasseuse n'est pas là pour être le compas moral du récit, ni même être attachante, ou un personnage auquel s'identifier. J'ai des lecteurices qui l'ont adorée, d'autre qui l'ont détestée et trouvée trop antipathique, et je pense que les deux ont raison, car elle a des côtés détestables, mais aussi des failles, des faiblesses, une certaine émotivité à certaines choses, qui peut aussi être touchante (mais ça vient petit à petit au fil des histoires). Oui, bien sûr qu'elle est ambivalente, comme à peu près tout le monde : on a beau détester le capitalisme, on ne peut pas ne pas vivre dedans, et on ne peut pas ne pas consommer, même on ayant choisi un mode de vie très radical, autonome, isolé. Je prends l'exemple de la santé : le capitalisme a fait de la santé un marché. En tant qu'anti-capitaliste, il faudrait que je fasse quoi si je tombe malade ? Que je refuse de me soigner, par idéologie ? C'est absurde. Ici, la chasseuse est fortement anticapitaliste, mais elle n'est pas du tout militante, elle ne lutte pas contre ce système (par fatalisme, par dépression), elle n'aime pas consommer pour consommer et l'argent ne l'intéresse pas... mais elle aime bien jouer au flipper, boire du soda, fumer des clopes, parce que ça fait partie de ses rares petits plaisirs au quotidien. On verra plus tard que l'autre perso principal, le biologiste (et non, ce n'est pas le Russe ^_^), est très différent d'elle : lui a une pratique militante qui s'accorde à ses principes moraux et politiques.
What. Je suis scotchée. Je pense que tu devrais introduire un élément qui nous accroche à l'histoire direct, entre la chasseuse et le monde en perdition c'est bien triste tout ça ! Et moi je pense qu'on peut mettre en place des systèmes locaux et alternatifs au système actuel, c'est déjà en train de se mettre en place. On pourrait très bien en imaginer un avec la santé, rien qu'en ayant recours à des pratiques comme le jeûne par exemple, qui est complètement à l'opposé du consumerisme. Je pense qu'on peut s'opposer au système, et que même à l'échelle individuelle, ça comporte énormément, parce que c'est représentatif de nos valeurs, en accord avec ce qu'on veut porter, que ça peut en inspirer d'autres à devenir attentifs à leur environnement ; je pense que si les gens réalisaient que c'est possible et que les plaisirs de la consommations n'ont aucune saveur, ils changeraient (je suis une adepte de la sagesse par la douleur comme dirait Nietzsche ou Simone Weil, on ne comprend vraiment la valeur de ce qu'on possède que lorsqu'on s'en prive un temps)
Il flotte un peu d'ambiance western dans cette scène. On pourrait presque imaginer des joueurs de poker en guise d'habitués, un piano mécanique à la place du flipper et des portes battantes qui claquent à l'arrivée de l'étranger. Tu nous as bien campé le décor.
J'aime aussi avec quelle efficacité tu nous campes la personnalité de ta chasseuse. Animale farouche qui ne se laisse apprivoiser/impressionner par personne.
C'edt également une excellente stratégie de finir ce chapitre sur la question en suspens de la nature de la chasse
Oui c'est vrai, il y a un peu d'un western moderne inversé, vu qu'on est chez les Indiens et pas les Cowboys ;) mais je pense que les bistrots un peu schlag du fin fond d'une province, avec une clientèle à ce point faite d'habitués que tout le monde se retourne quand un nouveau passe la porte, c'est plutôt universel (à moi ça m'évoque davantage les Vosges où j'habite que le Far Ouest^^) Et on fait connaissance ici avec une femme vraiment, vraiment peu aimable.
L'échange avec ce Monsieur montre vraiment bien la lassitude de l'héroïne face aux gens. Elle a tout de suite compris qu'on voulait encore se servir d'elle et ne cherche même pas à cacher son amertume.
Tu as très bien compris. Elle en a marre de tout et ne veut plus faire d'effort pour personne, elle veut qu'on lui foute la paix et qu'on la laisse jouer au flipper tranquille :)
J'ai beaucoup aimé les petites fautes de français du Russe haha en tout cas bravo pour ces descriptions, le flipper, l'attitude des personnages, ça donne envie d'en lire plus !
À force de cotoyer les animaux, la chasseuse a vraiment fini par les préférer aux humains. Voyons voir si ce visiteur va parvenir à susciter son intérêt. Rien n'est moins sur. Quand au peuple russe que ton héroïne ne semble pas apprécier...que dire sinon la désolation de voir un peuple avec une telle culture et une histoire si riche gouverné par un tel tyran.
C'est drôle parce que j'ai écrit cette nouvelle il y a trois ans,donc je n'ai fait aucun rapprochement mental avec l'actualité de 2022. J'ai choisi la Russie parce que c'était le lieu que je voulais comme décor, mais aussi parce que cette histoire de tigre que le gouvernement est prêt à tout pour préserver fait écho directement à la présidence contemporaine de Poutine. Il a mis en place un énorme programme de protection des tigres de Sibérie, et en a fait un outil de sa propagande,en se posant comme " homme fort qui a sauvé les tigres", gardien de l'identité russe et son patrimoine naturel. Ce coup de com a super bien fonctionné à l'époque, on l'a applaudi pour sa conscience écologique (alors que parallèlement il a rien fait pour ralentir la fonte du permafrost et préserver la nature des ravages de l'industrie minière et gazière)
Cette com de Poutine s'est vraiment appuyé sur son image de surhomme à la virilité exacerbée, il y avait tout un discours viril et guerrier de " j'en ai une plus grosse que les braconniers, ils vont voir de quel bois je me chauffe". Ça s'est traduit par une répression très dure du braconnage et du traffic. Donc voilà, pas difficile d'y voir mon inspiration.
122 commentaires
Jay H.
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