Coucou, me voici enfin chez toi et je dois dire que je suis sacrément surprise. Je ne m'attendais pas du tout à ça !
Heureusement pour moi que ce sont des nouvelles que je pourrais lire indépendamment les unes des autres parce que ma petite tête n'y aurait pas survécu.😅
Ce premier chapitre est très intéressant. Tes phrases courtes nous percutent de par leurs réalités puis leurs possibilités. Je n'ai pas l'habitude de lire ce types d'histoires mais la tienne m'attire particulièrement. En revanche, il va me falloir toute la concentration du monde pour pouvoir te laisser des commentaires pertinents (ou pas😅, ce n'est pas un exercice facile). Ne t'étonne d'ailleurs pas si je ne suis pas très régulière dans ma lecture.
Coucou ! Une nouvelle lectrice de bon matin ! Cette intro est assez dramatique et foisonnante, pour planter le contexte mondial, disons, mais promis, les histoires ensuite sont beaucoup moins compliquées, elles sont centrées sur les personnages et leurs enjeux à leur échelle, pas d'explosion de cerveau au programme ;)
C'est bon enfin au rendez-vous ! :) Je ne te promet pas d'être aussi vif que toi dans la récurrence de mes commentaires, mais je vais faire de mon mieux ^^
Ce prologue est tout simplement magique car il réunit plusieurs ingrédients de qualité : l'originalité, le percussion/résonnance des mots (leur impact plutôt) et des mots tellement biens choisis. Je ne suis pas expert comme la personne qui a fait son commentaire plus bas, mais je trouve au contraire que tu as bien fait d'aborder beaucoup de thèmes. Ca permet une vraie dénonciation de notre société, de notre monde, une société régie par plus de mal que de bien finalement. Tu dénonces des sujets importants et je t'avoue que j'ai adoré ta phrase : "si s’indigner, signer des pétitions, publier des livres, manifester et voter avaient pu avoir la moindre efficacité, ils l’auraient déjà interdit depuis longtemps." C'est à mon sens la phrase qui a le plus d'impact sur le lecteur et qui résume parfaitement tout ce système médiocre et corrompu dans lequel nous vivons. Pour finir, je dirais que tu redonnes la vue aux personnes qui avaient décidé de rester aveuglées devant cette horrible réalité qu'est le monde dans lequel nous vivons.
Et me voici enfin pour commencer à répondre ! Merci pour ta patience ! Comme tu l'as compris, cette accumulation de plein de thèmes catastrophiques jusqu'au trop plein, est là pour donner une sensation d'écrasement et d'impuissance, un effet "on va jamais s'en sortir, les problèmes sont insurmontables", et dans le monde que je décris, c'est effectivement bel et bien foutu. La changement climatique n'est pas réversible, les espèces disparues ne seront pas ressuscitées, les millions de victimes des catastrophes naturelles, des guerres, des inégalités sociales, de la pollution, n'auront pas justice rendue. C'était avant qu'il fallait empêcher tout ça, cette histoire, elle prend place dans la défaite et l'échec. Les personnages ne vont pas sauver le monde, ils auront déjà de la chance s'ils arrivent à sauver un peu d'eux-mêmes, à trouver une dernière petite raison de vivre.
Formidable ! J'adore ses phrases si bien tournées, si vraies, avec ces jeux de vilains mots dans cette si triste mise à mort. Crescendo ! Merci pour la lecture ! Je continue pour le plaisir du ton 👌🤗
Hello ! Ton histoire m'a été conseillée comme sortant du lot, alors je passe. Une autre dystopie, youhou ! Je suis très sensibles aux thèmes que tu abordes, et le capitalisme, je disserte plus ou moins dessus depuis six mois après des années à écouter des conférences et des documentaires arte. Le prologue que tu proposes ici est un enchaînement presque ininterrompu de phrases percutantes. Certaines sont très frappantes et justes ; certaines le sont, à mon sens, un peu moins. Tu abordes beaucoup de thèmes très différents. Je pense que tu devrais te centrer sur certains d'entre eux, quitte à en laisser d'autres (les moins utiles à ton histoire) de côté. Je n'aurais pas laissé l'anecdote sur Greta Thunberg, par exemple : c'est le genre de détail trop précis qui rend une histoire moins universelle, et en soi, personne il me semble n'a d'intérêt dans sa mort. Le système économique actuel est un système qui repose sur la jouissance de l'homme, pas un système répressif, c'est ça qui fait qu'il est aussi dangereux : personne n'a envie d'arrêter de consommer, c'est pour ça que rien ne change. J'ai écouté une conférence du précepteur sur Youtube là-dessus, intitulée "Tout est permis rien n'est possible", elle est vraiment chouette. Bon, je pourrais parler de ça pendant des heures...
Ce prologue se voulait effectivement percutant et très exhaustif, peu importe si je reprends ou non certains thèmes ensuite. Solastalgia étant un recueil de nouvelles, il est possible que j'aborde chacun de ces points selon mon envie et mon inspiration. Mais ce que je voulais surtout, c'est montrer l'aspect complexe, intersectionnel et global du péril, donner un effet "c'est trop gros pour nous", justement cet effet qui moi m'angoisse profondément : tout est si intriqué qu'on n'en verra pas le bout. Tu poses la question de l'universalité, et pour moi elle est primordiale : l'histoire que je raconte n'a aucune vocation à l'universalisme. Et je pense assez fermement que chercher une universalité à la fois dans les causes du capitalisme (dire par exemple que c'est nous tous qui consommons), et dans les solutions de décroissance (nous tous qui devons faire des efforts) est un mensonge et une dilution bien commode de la responsabilité. L'anticapitaliste dans lequel je m'inscris est intersectionnel, et prend en compte que le capitalisme s'appuie en premier lieu sur le colonialisme, la domination masculine, et les inégalités de classe. Mon exemple de Greta Thunberg n'est pas pris au hasard, elle pourrait bien être assassinée un jour quand on voit la haine extrême que Thunberg génère, ça ne me semble pas exagéré comme anticipation. En 2019, des gens ont pendu un mannequin à son effigie à Rome, c'est dire le niveau de violence (et il faut voir la haine qu'elle se mange sur les réseaux). Et si, bien sûr que des gens ont intérêt à sa mort. Parce que ce qu'elle dénonce, ce n'est pas juste le capitalisme, c'est le colonialisme, le patriarcat, et les inégalités sociales en général. Les gens qui la haïssent et veulent sa mort sont des gens d'extrême droite, qui, eux, ont effectivement tout intérêt à ce que le monde reste tel qu'il est, pour conserver leurs privilèges. Thunberg est une femme et ça joue également : une immense part des insultes et menaces qu'elle subit est misogyne. On la hait aussi parce qu'elle est une femme, et qu'elle dit des choses que les supporters du patriarcat ne supportent pas d'entendre : par exemple que les femmes sont davantage frappées par le changement climatique, ou que le capitalisme s'est bâti (enrichi) sur l'exploitation des femmes...
Je poursuis ma réponse ici en fait (je sais pas si tu as reçu mes MP...) certes, le danger qui nous guette est très gros pour nous, mais j'ai connu trop de gens qui se servait de ça pour dire tant pis, je pollue quand même (un exemple qui m'a marqué, c'était la montagne de bouteilles en plastique dans le garage de mon ex parce que soi-disant l'eau du robinet n'est pas bonne. Il n'arrêtait pas de me répéter que de toute façon on pouvait rien y faire alors autant profiter. J'ai la mentalité exactement inverse : les grosses entreprises qui polluent (et qui ne sont, certes, qu'un morceau du problème) vivent grâce aux consommateurs. Si tout le monde cesse d'acheter, elles s'effondrent, et c'est ce qui est arrivé à certaines grosses firmes après le covid. Des circuits alternatifs se mettent en place, des gens qui se lancent dans la permaculture, dans l'aquaponie, qui cessent d'acheter du neuf pour préférer le première main, qui se mettent au zéro déchet. Tout est intriqué, mais on peut prendre du recul pour se détacher de ça ; personnellement, c'est ce que je suis déjà en train de faire parce que je n'ai pas le choix (je suis en prépa et concrètement je passe ma vie à bosser, je ne pars plus en vacances, je ne sors pas...) et j'ai bien l'intention de prendre ma vie en main dès que j'en aurais le temps : ce qui m'attire comme vacances, ce sont les randos, le camping, le vélo ; j'aime prendre le temps d'aller chez des petits producteurs locaux (à l'époque où je faisais encore les courses donc). Je pense que si on rend le fait d'être écolo plus simple et moins cher (en permettant/encourageant des petits producteurs de légumes, de fruits, de viande, l'artisanat, en construisant des pistes cyclables, en interdisant une fois pour toutes les voitures en centre-ville etc.) cela va s'imposer naturellement. Je suis consciente qu'on n'évitera pas la catastrophe, qu'on va se prendre une tornade dans la tronche dans les décennies à venir, et si tu lis mon histoire tu verras que l'avenir que j'imagine pour l'humanité est encore plus sombre que le tien) néanmoins j'ai quand même l'espoir de limiter ça. Chercher une universalité des causes ? Non, j'ai dû mal m'exprimer, je suis consciente qu'elles sont multiples jusqu'à un certain stade. Oui, c'est nous tous qui consommons, nous avons tous une certaine part de responsabilité que nous ne devons en aucun cas nier, néanmoins elle varie grandement d'une personne à l'autre. Les solutions de décroissance ne sauront jamais se mettre en place avec les dirigeants qu'on a aujourd'hui et elles ne peuvent pas venir du grand public. Le capitalisme s'est certes, un temps, appuyé sur le colonialisme etc. ; néanmoins, il a beaucoup changé, il est devenu beaucoup plus pernicieux. Aujourd'hui les femmes jouent tout autant que les hommes le jeu du capitalisme, et les inégalités se creusent à cause de lui, et pourtant même les classes populaires le font vivre, c'est là tout le drame. Tout le monde joue son jeu, parce que tout le monde veut consommer et jouir des excès du consumérisme, tout le monde veut partir en vacances, avoir une grosse voiture, des écrans chez lui, Netflix, et j'en passe. Les classes populaires peut-être plus encore, parce qu'elles sont vaguement conscientes de ces injustices (Simone Weil elle-même a affirmé qu'elle a eu, lors de ses expériences à l'usine, des envies de luxe qu'elle n'avait jamais eues avant et qu'elle n'a jamais eues après.) Je ne suis pas sur les réseaux sociaux, je ne vois pas cette haine, et effectivement c'est violent, mais je ne comprends pas pourquoi. Personnellement, je pense que les changements viendront d'en bas s'ils viennent. Je pense que les gens doivent ouvrir les yeux pour comprendre ce qui se cache derrière leur mode de vie, l'énergie requise pour des trucs qui nous paraissent normaux voire nécessaires alors qu'ils ne le sont pas. Faut raisonner en esclave énergétique (le nombre d'humains qui devraient pédaler pour mettre un truc en marche). Pour un ascenseur, c'est 50 esclaves énergétiques, et pour une voiture 500...
Huffff, c'est chaud de répondre à des longs commentaires sans pouvoir faire de retour à la ligne ni de mise en page, alors tu sais quoi, je vais te répondre en MP à celui-ci et l'autre en même temps.
Mmmmm, alors voyons voir si tu devines la particularité psychologique de la chasseuse ^-^(ce n'est révélé que dans la dernière histoire mais y a des gros indices tout du long)
Carrément interessée pour ton compte Wattpad aussi ! J'ai des trucs en ligne un peu plus politique aussi dans la mesure du possible avec Wattpad. (A la base, je suis nulle pour écrire des histoires, mais les tracts, les formas, les articles universitaires c'est plus ma came)
Quand à Solastalgia,je commence, les questionnements soulevés à propos du colonialisme/capitalisme et les persos me bottent vraiment !!
Voici mon Wattpad : https://www.wattpad.com/user/EponymeAnonyme mais je suis inactive dessus depuis un an (je ferai mon comeback, heu, quand je republierai Solastalgia dessus et que j'en profiterai pour reprendre la publication de mes fanfictions Walking Dead, aka ma came principale depuis 12 ans). Il y a aussi des machins qui n'ont rien à voir avec de la fanfic.
168 commentaires
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