Tellement dur, mais si bien écrit. Dans ton autre manuscrit tu jouais sur l'âme humaine, là, tu joues sur l'horreur de la guerre. Quelque chose au fond de toi a vécu ces horreurs-là, j'en suis convaincue. Tu nous entraines avec toi de l'autre coté du temps, c'est impressionnant
Oui tu as raison, mais dans ce texte, j'ai eu besoin de parler des hommes et des femmes d’ailleurs. Je traite encore de l'âme humaine, vaste galaxie de conscience aux profondeurs insondables. Il est vrais que là, précisément, on est plus dans l'imaginaire mais dans le réel, et que pour traiter de cette époque, il n'est pas nécessaire d'inventer un monde noir, l'enfer est sur place. Il est venu visité les hommes sur leur invitation. Il y a dans le site du champ de bataille, un lieu que l'on appelle "L'allée des baïonnettes" parce que seules elles sortent du sol, ce sont des hommes qui ont été ensevelis par des tonnes de terre retombant sur eux après s'êtres élevées en gerbes sous le fracas du bombardement des gros obus. La mort les a saisis comme à Pompéi. Ils sont là à quelques dizaines de centimètres sous nos pieds. J'avais besoin de m’imprégner de ce lieu avant d'écrire ce texte. J'ai visité deux camps de concentration, là aussi, on n'en ressort pas indemne, c'est rangé dans un coin de mon esprit jusqu'au jour où j'écrirai sur cette époque, bien sur, il y a eu des milliers d'ouvrages traitant de tout çà. Mais je sais déjà ce que j'écrirai, celle de la lente descente aux enfers d'une famille juive dont je décrirai leur vie et l'amour qu'ils se portent mutuellement avant l'arrivée des "autres" jusqu'à la séparation et après la fin, des rescapés qui penserons à ceux qu'ils ont tant aimés. Ça je le dois à mon vieux et fidèle ami et voisin qui me racontais ce qu'il avait vécu à cette époque là lorsque je n'avais que 16 ans et que je le bombardais de questions après avoir vu la terrible trace sur son avant-bras. Il avait été surpris qu'un jeune homme de mon age s’intéresse tant à cette époque. Il avait été touché de me voir un jour m'effondrer en larmes, depuis nous étions liés, et je faisais les courses dont il avait besoin. Il n'est plus là, il me manque mais j’espère qu'il a rejoint sa première femme et ses parents et son petit frère. Ma mère m'avait engueulé et m'avais interdit de continuer de passer le voir, comme quoi même ses proches si adorables soient-ils peuvent êtres empreints d'insensibilité.
"nous n'avons même pas entendu le bruit mais juste un "pfuit" furtif", "un tronc arraché mais qui semble veiller sur nous"... pour les récits historiques, je ne sais pas commenter, mais je relève ces détails qui font (pour moi) tout le sel d'une histoire...
J'aime être sadique dans mes romans, commettre de nombreux assassinats littéraires mais quand je lis ce genre de chapitre chez les autres je supporte pas lol Pourquoi ? Mais pourquoi ??? Rien à dire sur ce chapitre juste qu'il prend aux tripes
La cruauté et la difficile réalité me font mal aux tripes ! Autant de perte en si peu de temps... Je m étais attachée à eux, l émotion est donc très forte ! Bravo pour cela
Pardon de ne pas t'avoir répondu à ton message, je crois que je l'ai sauté , je suis un peu distrait, je dois l'avouer mais oui tu as raison, c'est la guerre, et je t'assure que c'est cruel la guerre comme tu n'as pas idée. Que l'on ne connaisse jamais ça, Dieu nous en garde.
A qui le dis-tu, vivement un autre concours plus joyeux, encore que avec mon coté noir, j'arriverai à trouver une ombre noire dans dans la joie d'une fête de mariage.
Tu as un côté sadique, qui me plaît beaucoup dans tes écrits, perso le coup du petit Ricet j'aurais été aussi cruel. Tu fait en sorte que l'on s'accroche à lui par l'intermédiaire des autres qui le prennent sous leurs ailes et d'un coup PAF ! Plus de Ricet ! Cruel mais efficace ! À ta place, j'aurais procédé exactement de la même manière, malheureusement adapté pour décrire cette triste époque...
Ça ne m'étonne pas, n'oublions pas la poursuite avant d'arriver au centre atomique d'une histoire, attends, voyons voir, ne serais-ce pas la première boucle? Si t'as pas lu, je te le conseille, c'est pas piqué aux hannetons.😏🙁☹😨
Merci beaucoup, j'ai relevé ton texte, je dois y aller âpres avoir fini quatre autres, j’essaie d’être partout mais cela me prends du temps, j'ai lu ton premier chapitre, et ça m'accroche. Et puis c'est une periode que je connais assez bien les IXé et Xé siècle. Donc je te ferais mes commentaires sur le suivi de ton texte, sois un peu patient.
POM POM POM voilà du boudin, voilà du boudin, c'est ahurissant comme l'hybride Elisabethocauchemar apparaît toujours, on lui écrase la tronche et il revient, on l'enfonce à coup de burin mais il réapparaît dans une grande fraîcheur, et sans être bourrin nous traverse les tripes. Que du romantisme et de l'affreux tu vaux de loin les grandes tragédies amoureuses au travers des siècles. J'ai adoré ce que finalement je crois par sadisme attendre quand je lis tes pages et même pas pleuré. J'attends ma prochaine pause, pas très régulière j'avoue mais au moins je m'arrête pas la tête dans le trou après une seule anorexique page qui me laisse la dalle, j'en ai eu pour mon compte là comme ricet et torchu.
Je fais ce que je peux pour tenter de te conserver le moral, bon, il n'y a pas encore Elisabeth qui pourrait intervenir la nuit pour se dévorer délicatement chair après chair et os après os tous les méchants soldats prêt à tuer. Avoue qu'il y aurait matière à relater sur notre sorcière bien aimée, je la vois de là, ramper au raz du sol puis tout à coup, s'ériger telle un éclat de racines et de ronces pour refermer de ses bras tant redoutés sur ses victimes avant de poser sa bouche et donner le baiser mortel.
"Oh soldat, de mes bras enlacés,
Au creux boueux de ces tranchées,
Je viens, je rampe pour ce baiser,
Oh boches cruels, je vais donner."
Dédicace pour HaliBerrah.
Je pouvais penser au pire mais tu frappes de suite dans le pire, je reconnais ton rythme d'écriture, ce côté qui frappe fort et bouscules la lecture de tous les côtés de la sensibilité, c'est cet homme qui avait pris sous sa coupe ce petit et tu les fais mourir ensemble dans des conditions qui prennent vie sous tes mots. Je trouve que tu touches à la perfection dans le romancé le climat de cette période dure, où l'on pouvait choisir de laisser mourir dans le désespoir de la situation les camarades de combats. Ce soir, je lis cet instant avec une petite boule au cœur pour cette panique que je ressens dans cette gadoue puante et presque si rassurante quand l'horreur les entoure. Tout fuse autour et une magie quand je vois ces pensées vers Eva, où il se voit rentrer et annoncer le pire, les images ont défilé devant mes yeux et j'ai compris de suite sa pensée et me suis trouvée projetée à sa place, c'était terrible...Aussi dure que soit cette lecture, je dois inévitablement te remercier de ce partage et le souhait pour toi d'une bonne continuation de ton écrit qui prend vraiment aux tripes.😉
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