Je trouve dommage qu'on devine dès le début qu'il est mort (à cause du cumul trop rapide des "vides" : pas de facteur, pas de laitier, pas de courrier, pas de voisin, etc.), parce que sinon l'idée de confondre le personnage et son auteur, de les plonger tous les deux dans une mise en abime où le personnage lui-même raconte une histoire où il se met en scène avec Julie est excellente.
Merci Tracy Blue, comme il est bon de te lire et voir le cheminement de ton esprit, il est conforme à mes attentes et à ce désir funèbre de vous engloutir dans mon texte, vous lecteurs. Aussi mon but est avec toi et peut être d'autres, atteint tel le graal de l'auteur quand on partage un écrit. Si je te demande qui de l'œuf ou la poule est né le premier ? Que me réponds tu ? Je serais donc tenté de te dire que la surprise de savoir qu'il est probablement mort, d'une part n'est pensé que sous ta lecture, mais tu pourrais te demander qui des deux l'est vraiment. As-tu compris que celui qui est mort c'est celui qui existe puisqu'il a conscience de lui même et sa condition, alors que celui qui n'est pas mort est le produit de son imagination et par conséquent il n'a jamais existé, là est le paradoxe. Charge à ta réactivité d'associer à mon texte le bon Plot Twist de l'histoire, merci de ta lecture et ces commentaires si charmants de spontanéité😁😉
Tu as habilement joué sur la confusion entre l'auteur et son personnage. La frontière se brouille peu à peu avec cette mise en abyme jusqu'à ce que l'auteur finisse par être "bouffé" par son roman. Ça me fait penser à ce que l'on peut ressentir parfois lorsqu'on écrit. Le sentiment que les personnages nous échappent et ne suivent plus le plan établi ou bien quand l'histoire nous hante et qu'elle intègre notre quotidien. La peur de perdre le contact avec la réalité aussi en étant happé par son roman. Bravo pour ta nouvelle qui sort des sentiers battus.
Bonjour Clecle, quoi dire de plus, sans doute notre proximité par l'écriture nous rapproche t'elle à tel point que nous nous comprenions, vivant cette expérience avec nos personnages et nos histoires. A lire d'Erik Pigani aux Presses du Chatelet PSY, phénomènes paranormaux, l'avant dernier chapitre sur ce phénomène de la prise de pouvoir en quelque sorte des personnages sur leurs auteurs.
Dès le départ, j'ai imaginé ce plot twist, où tu nous perds entre cet auteur et son personnage. Où tout s'inverse. Jusqu’au bout, on sent l'ambivalence, ce retournement entre narrateur et acteur de l'histoire. Ce que je note, c est aussi le fond, et cette histoire d'amour incommensurable. Bravo c'est super réussi!
Merci Marion, j'apprécie que tu ais aimé. De même j'ai aimé l'écrire et me promener avec l'ambiguïté pour y perdre mon lecteur, enfin tenter de le perdre. L'histoire a défilé dans mon esprit, j'avais plus qu'à la coucher sur les pages blanches. Merci encore.
Bravo ! Une très belle métaphore de la terrible et ingrate condition d'auteur ! comme tu as pu le constater à travers mes annotations dont je t'ai abreuvé, ton texte m'a énormément parlé et fait vibré. Je suis contente de t'avoir lu depuis le concours romantasy et de retrouver ton style, si particulier et unique ! Je ne vais pas te redire combien il me fait penser à Philip K Dick (en fait je te le redis désolée). Bien joué maestro et à la prochaine :)
Oh, habile cette confusion entre auteur et personnage.
On le ressent assez tôt dans la nouvelle, que quelque chose cloche, mais c'est bien emmené, troublant. Tu as exploré un thème fascinant et assez original dans ce concours ! Bravo.
Bravo pour ton histoire, j'ai adoré la lire. Ça change de ce que l'on peut découvrir. Tu arrives à dérouter ton personnage principal "l'auteur" et en même temps le lecteur. C'est original. Mais le début de l'histoire, le fait qu'il ait froid était un indice important à retenir pour la fin
C'est une véritable torture ! A la fin, on ne sait plus qui est qui? Ce qui m'a fait sourire, c'est les interrogations de l'auteur qui se perd dans son manuscrit et qui devient son personnage... A moins que ce ne soit l'inverse ? Joli !
Salut ma Véro, oui telle est l'ambiguïté du narrateur qui raconte l'histoire de celui qui raconte son histoire. Merci de m'avoir lu, bisou et bonne soirée. J'ai vu que tu était tombé sur mon texte, enfin que tu avait liké plus vite que ton ombre comme le cowboy L.L
Eh, ben ! Quelle surprise, tu es là ! Et ce texte !!! Mais comme j'aime quand l'écriture est ainsi, torturée à souhait, retord au point où l'on se demande qui est qui🤩 Tu as joué avec cette dextérité que l'on reconnaît aux magiciens entre l'auteur et son personnage, comme le relief de l'auteur de sa propre histoire, enfermé dans une forme de névrose avant son décès, tout en me laissant la question du quand a-t-il réellement été vivant ? C'est une lettre posthume sous les traits d'un roman d'un poète déchu amoureux et blessé. C'est juste magnifique et tu as réussi à m'y plonger, comme tu sais si bien le faire, alors 👏C'est un Plot Twist magistral, avec ce parfum de noir avec lequel tu sais si bien parfumer tes histoire que j'adore, je ne m'en cache pas😉Merci de ce voyage trop court entre tes lignes et de la surprise si heureuse de te retrouver sur Fyctia🌹
Bonjour ma Sand, eh oui, j'aime faire les surprises, il m'arrive d'avoir la main qui me gratte et l'esprit qui me chatouille pour m'amuser et amuser encore la galerie au passage. Oui, je l'avoue, c'est un texte ambigu d'un personnage torturé, j'aime bien les situations flottantes, évasives. J'aime me perdre dans mes récits tout en conservant néanmoins les rennes pour égarer mes lecteurs jusqu'au dénouement, j'avoue aimer ces types d'histoires, même si je ne fais plus que des apparitions épisodiques chez Fyctia, je ne pouvais résister à chatouiller un peu l'esprit des gens. Bises de JMNG
17 commentaires
Emerziane
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Tracy Blue
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Jean-Marc-Nicolas.G
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clecle
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Jean-Marc-Nicolas.G
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MarionH
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Jean-Marc-Nicolas.G
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Mary Lev
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MIMYGEIGNARDE
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Ava D.SKY
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Jean-Marc-Nicolas.G
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Véronique Rivat
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Jean-Marc-Nicolas.G
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Sand Canavaggia
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Jean-Marc-Nicolas.G
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