La structure du passage alterne efficacement deux formes narratives : le journal intime et la narration externe focalisée sur Médéa, créant une dynamique qui révèle son monde intérieur tout en montrant sa réalité quotidienne. Le journal adopte une voix enfantine cohérente, simple, spontanée, où l’émotion brute prime sur la logique, renforçant l’authenticité du regard de la fillette. La partie narrative, plus descriptive, repose sur des scènes courtes et très sensorielles qui ancrent le lecteur dans ses perceptions immédiates : textures, sons, gestes. Le style est marqué par une grande délicatesse émotionnelle, utilisant des images concrètes pour traduire la vulnérabilité, la honte et le besoin d’être aimée. Les répétitions et formulations naïves servent ici de procédé stylistique, renforçant la fragilité du personnage. Le contraste entre l’admiration idéalisée pour Antoine et la violence du harcèlement scolaire crée une tension narrative forte qui structure l’ensemble : une oscillation constante entre désir de reconnaissance et sentiment d’infériorité. Cette alternance donne au texte un rythme intimiste, presque respiratoire, et dévoile de manière très maîtrisée la construction progressive de la psyché de Médéa.
Le passage développe deux moments fondateurs de l’enfance de Médéa, révélant la construction de sa sensibilité et de son rapport aux autres. Le premier segment, sous forme de journal intime, adopte une voix enfantine crédible qui expose son besoin de reconnaissance et sa capacité à idéaliser Antoine, présenté comme une figure bienveillante mais perçue avec une intensité disproportionnée pour son âge. Ce regard crée un contraste entre innocence et trouble naissant. Le second segment montre le quotidien scolaire marqué par la solitude et le harcèlement, renforçant sa fragilité psychologique et son désir d’être aimée pour compenser ce rejet. La narration progresse par sensations, petites scènes concrètes et émotions directes, donnant une grande intimité au lecteur et révélant comment l’environnement de Médéa façonne ses croyances : elle associe beauté, valeur personnelle et affection. L’ensemble construit subtilement la genèse de ses insécurités futures et montre comment chaque interaction laisse une empreinte durable dans sa manière d’aimer et de se percevoir.
Le texte est globalement bien construit, mais quelques points orthotypographiques peuvent être améliorés. L’usage des titres et intertitres (« Journal de Médéa », « Médéa, 10 ans, Samedi ») gagnerait à être uniformisé, notamment en supprimant les majuscules superflues ou en harmonisant la mise en forme. Certains sauts de ligne sont trop fréquents et cassent inutilement le rythme : des paragraphes légèrement plus denses rendraient la lecture plus fluide. Les dialogues sont correctement introduits par des tirets, mais pourraient être systématiquement suivis d’un cadratin pour renforcer la cohérence typographique. L’emploi des points de suspension est juste, mais leur récurrence pourrait être réduite pour éviter un effet trop dramatique. Quelques tournures présentent des répétitions (« je ne sais pas quoi dire », « je me dis que ») qui, bien que cohérentes avec la voix enfantine, peuvent être allégées sans altérer l’authenticité. Enfin, l’écriture reste claire et stable, mais quelques ajustements sur la ponctuation — notamment la place des virgules dans les phrases longues — permettraient d’améliorer la lisibilité sans perdre le ton intime et fragile du journal.
Le harcèlement scolaire (très bien décrit ici!) est terrible 😢 🥲!!! J’espère que Medea va développer le courage et la force de caractère qui découlent parfois de l’oppression💪💪
Un chapitre intéressant du point de vue du lecteur. On sait qu'elle n'a pas eu une enfance facile et qu'elle n'avait pas beaucoup d'amis. L'intimidation qui se rajoute pour nous laisser plusieurs piste de rupture en tête. Je poursuis ma lecture :)
C’est bien d’allier page du journal intime et récit. Ça nous raccroche au premier chapitre, a la séance chez le psy et forme un lien.
On pouvait le pressentir au repas de famille mais Médéa est douce, timide, un peu effacée. Enfin c’est surtout qu’elle est dans son coin, parce qu’elle ne trouve pas sa place. Elle est touchante et ça explique d’autant plus pourquoi elle est si sensible au regard d’Antoine.
Oui j’aime bien le format journal intime☺️ le passé peut être flou dans les souvenirs mais les mots eux restent🥺 Oui exactement elle n’a sa place nulle part même la nappe ne semble pas vouloir d’elle dans le chapitre précédent, par contre avec Antoine c’est une autre affaire☺️
Bonjour,
Médéa me rappelle un peu moi dans ce chapitre. J'étais réservée et très timide petite. Je comprends le fait de se faire petite, de s'installer dans un coin... Je suis restée réservée quand je ne connais pas les gens. Après, je dis facilement ce que je pense par contre !
Je ne lis jamais de thriller et je n'en écris pas. Mais je reviendrai lire la suite quand j'aurai plus de temps.
Bonne continuation pour ce concours.
Bonjour, j’étais aussi comme ça et parfois c’était difficile, j’espère que ça ne t’a pas fait trop souffrir 🥺 Et comme quoi être timide ne veut pas dire se taire ! Cela me touche ! J’espère que mon Thriller te plaira, résoudras tu le titre du roman ?
~L’amour avec un grand « S » ~ mais « S » de quoi ?😉
Je verrai si je peux résoudre cette énigme en avançant dans ma lecture. Je trouve aussi que le thème "rupture" se retrouve dès la couverture avec cette pièce qui manque, et bien sûr le sujet du puzzle est un très original pour présenter le thème.
21 commentaires
marianegahengi
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marianegahengi
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marianegahengi
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mieux_etre_mieux_vivre
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Stéphanie Clément
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Lira Aril
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Popelia Rose
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