Je vais commencer par ça : « Nous, les humains, nous mettez des gros trucs dans la bouche pour nous gaver. C’était horrible !! »
Cette phrase est un des marqueurs, je pense, le plus important du vrai ton de ton texte. Ces "comtesses de foie gras" sont des victimes emblématiques. Leur souffrance passée ne sert qu'à justifier les actions de révolte du dictateur Napoléon. C'est un schéma de storytelling guerrier, génocidaire, qui utilisent les travers écologistes et fascistes. Pour appuyer encore cet aspect guerrier, il suffit de voir Fabrice : le boss final des jambons. Ou Pui Pui, le suiveur, dont l’enthousiasme flippant, peut faire penser à un révolutionnaire, comme à un colabo.
Mais, en plus d'avoir ces travers là, tes personnages entament un djihad charcutier (si on m'avait dit que j'écrirai un jour cette phrase XD), grotesque et absurde mais surtout ultra-manichéens. Les humains sont les méchants. Ils sont aussi le carburant de leur révolte. ex : PLUS ON BOUFFE D’HUMAIN, PLUS ON DEVIENT FORT, PLUS ON PEUT SAUVER D’ANIMAUX !!!!! Au final, c’est marrant, mais ça me rappelle certains mouvements radicaux dans l’histoire. Ton Napoléon est un dictateur en devenir, il prône une purification totale et déifie même l’acte de consommer ses ennemis pour gagner en puissance. Est-ce que tu veux consciemment jouer sur cette ambiguïté morale, ou est-ce un effet secondaire du délire absurde ?
Alors tout ça, c'est très bien. Mais, mélanger toute ces références du pire de l'humanité ne risque-t-il pas de desservir le propos végan qu'il y a derrière ? Cela ne rend pas la tonalité trop hésitante ? Ou bien ne pas permettre à ton lectorat de conserver sa suspension d'incrédulité ? Je trouve ton texte intéressant, mais je ne sais pas s'il s'agit d'une satire géniale, ou d'une blague maquillée en critique sociale. J'espère que la suite m'en apprendra plus :-)
C'est une satire. La construction est voulue pour se faire épisode par épisode, à la manière d'une série. L'objectif est de créer un miroir renvoyant l'humanité à ses propres démons, mais incarné par une saucisse. Si les gens ne savent pas sur quel pied danser en lisant, c'est déjà une petite victoire. Même si je pense qu'il me faudra peaufiner le style après le concours
Un chapitre percutant, drôle et grinçant, qui mélange absurde et critique sociale avec brio. La révolte des saucisses prend une ampleur épique, portée par un Napoléon charismatique et des dialogues savoureux.
L’humour noir fonctionne à merveille, notamment avec Pui Pui, dont l’innocence crée un contraste hilarant avec la gravité du discours.
Petit conseil : aérer davantage le texte. En sautant des lignes entre les dialogues et en allégeant les blocs de texte :)
Merci pour ton commentaire. Je prends note de ton avis sur le saut de lignes. Je vais être honnête, j'ai dû tasser pour ne pas trop couper mes chapitres.
Il y a une question qui me taraude... avec un seul cochon, on a 2 jambon, et énormément de pâté, saucisses etc, pourquoi Napoléon n'est que dans une seule saucisse ? XD
8 commentaires
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Anthony Dabsal
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Lucien Felix Gormat
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NaomieC
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Lucien Felix Gormat
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Lucie Feyre
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Lucien Felix Gormat
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