Si vis pacem, para bellum... 2000 ans que cet adage existe et il paraît toujours aussi vrai. A travers ta plume, en si peu de mots, tu parviens à me transporter et avoir une tendresse pour... un avion. Alors que d'habitude, vraiment, j'en ai rien à faire des véhicules. Je pense que le côté versifié créer un attachement à ce personnage de Pierre en très peu de mots. ( Même si reste persuadée qu'il partage beaucoup avec sa maman, bien au-dela du permissible. Mais je me dis que c'est peut-être leur relation qui est ainsi )
On ressent l'urgence dans la façon dont cette lettre est écrite, mais aussi le désarroi de Pierre face à la résistance de cette allemand. Et puis, comme un instant de fraicheur, Céline fait de nouveau son apparition! J'espérais bien qu'ils se retrouvent😉
🌬️ Je suis passionnée de poésie, et je crois que cela entrouvre un peu plus les fenêtres de mon regard sur le monde. C’est une façon d’écouter le silence entre les mots, de lire entre les lignes de la vie. Alors, te savoir sensible à ma vision, au-delà du voile des phrases, me touche profondément. C’est comme si tu avais perçu l’écho d’une lumière discrète, cachée derrière ce rideau. ✨
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<3
C’est fort, touchant, très bien écrit. On ressent tout : la peur, la culpabilité, la guerre, et puis cette lueur avec Céline… Tu as une plume sensible et puissante. Bravo, vraiment. 🥹💕
Merci infiniment pour tes mots. J’essaie d’écrire au plus près du fil tendu entre la peur, la culpabilité… et cet éclat d’espoir, incarné ici par Céline. Si tu l’as ressenti, alors je crois que Pierre n’a pas écrit dans le vide.
🖋️ En te lisant, j’ai eu l’impression de marcher dans un rêve fait de cendres et de lumière. Tes mots m’ont enveloppée comme une brume douce, presque irréelle — entre le deuil d’un battement et la promesse d’un souffle à venir. C’est étrange : chaque vers me semblait à la fois lointain et familier, comme si tu mettais en forme des choses que je n’arrivais pas à nommer moi-même.
Il y a chez toi cette manière de murmurer fort, de faire de l’absence une présence palpable. Ton poème m’a touchée là où les mots ne vont pas toujours. Merci pour ce fragment de nuit tendre et grave. Il résonne encore en moi. 🌒
merci a toi pour ce moment !
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<3
Ton commentaire est un poème en soi… Je suis bouleversé par la justesse et la douceur de ce que tu dis. "Murmurer fort", "faire de l’absence une présence palpable"… Tu as mis en lumière quelque chose que je n’aurais pas su dire moi-même. Merci pour ton écoute si fine, et ce regard qui voit au-delà des mots. 🌒
On sent bien l’urgence dans laquelle Pierre se trouve. La peur qui le travaille et qui l’empêche d’écrire avec sa légèreté coutumière. Et là au milieu de la peur, des combats, de la mort : Céline. Je ne l’avais pas oubliée. Elle était dans un coin de ma tête… j’espérais qu’elle recroiserait le chemin de Pierre. Pourront-ils reprendre là où ils se sont arrêtés ? Après tout Pierre a bien changé et peut être qu’elle aussi ?
Merci pour ton retour si juste... et si fidèle à ce que je voulais suggérer. Tu ne l'avais pas oubliée, Céline — et c'est peut-être parce que, sans t'en rendre compte, tu étais déjà un peu devenue Pierre.
La guerre, c’est un chaos de corps et de trajectoires, un hameau de regards et de destins croisés dans l’urgence, parfois au détour d’un mirage de paix. Pierre a été capturé en 1915, peu après sa dernière lettre. Deux ans de captivité en territoire allemand, dans un camp rude, inhumain. Il n’en parle pas à sa mère — il lui épargne. Mais il revient méconnaissable, amaigri, avec en lui des ombres que seul l’amour peut éclaircir.
Et pendant cet enfer, il n’a pensé qu’à elle : Céline, rencontrée brièvement, mais qui est devenue son refuge intérieur. Elle incarne pour lui la paix au milieu du fracas, un fragment de lumière arraché à la guerre.
Est-ce qu’ils reprendront là où ils se sont arrêtés ? Peut-être. Mais ce ne seront plus les mêmes. Céline aussi a changé : elle soigne les mourants chaque jour, elle vit au bord du trépas, et devient le dernier rempart entre l’oubli et la survie.
Ce qui les relie, c’est aussi leur terre : ils viennent du même coin de France, et parfois, c’est dans une parole simple, un mot du pays, qu’on retrouve le fil. Le fil de ce qu’on a été… ou de ce qu’on pourrait encore être.
En fait elle est son oasis… on dit que la vie est un désert dont la femme est le chameau… je leur souhaite de préserver cet espoir fragile. Et peut-être que plu tard Pierre osera formuler cette demande enfouie dans son cœur…
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