Une mère qui a perdu un être cher et le fruit de ses entrailles... Elle doit être horrifiée de savoir que son Pierre continue a jouer le chevalier blanc dans son destrier d'acier.
Je voulais te faire un retour plus construit, plus intelligent, comme je t'avais promis de le faire. Mais la vérité, c’est que j’en suis incapable. J’ai eu les larmes aux yeux en lisant ce chapitre. Vraiment.
Je suis retombée dans des souvenirs que j’avais mis de côté pour avancer dans ma lecture sans trop me laisser submerger. Mais ce texte-là, il ne m’a pas laissé le choix. Il a remué des choses profondes en moi : ma famille dans l’aviation, les histoires de mon grand-père, les photos jaunies, les silences pleins de ce qu’on ne dit pas, mon compagnon qui dans la marine qui prend la mer.
Je lis, je vis, je ressens. Et face à ce genre de mots, face à cette lettre déchirante et digne, je ne sais pas analyser. Je n’ai pas envie non plus. Je veux juste te dire que ça m’a pris le cœur et l’âme. Que je me suis sentie là, sur cette base aérienne, avec Pierre et son chagrin.
J’échoue à faire un retour constructif, et j’échouerai encore, parce que cette histoire me dépasse, elle touche quelque chose de brut, d’intime. Et franchement ? C’est peut-être ça, la vraie réussite d’un texte.
Merci pour ça <3
Ton message m’a profondément touché.
Tu dis que tu échoues à faire un retour construit, mais ce que tu m’écris là… c’est exactement ce que j’espère parfois, secrètement, provoquer quand j’écris : que ça résonne, que ça ravive des souvenirs, même flous, même douloureux — que ça fasse écho à quelque chose de vrai, de vécu.
J’ai lu tes mots lentement, presque à voix basse, comme on lirait une lettre à soi. Tu n’analyses peut-être pas, mais tu ressens. Et ça vaut bien plus que mille critiques.
Je garde ton message précieusement. Et je suis honoré, vraiment, d’avoir pu toucher quelque chose en toi.
Mon intention, à travers ce roman, est justement de créer une correspondance d’époque simulée, quelque chose de sincère, de pudique, d’enfoui dans le papier jauni. Alors savoir que cette illusion a fonctionné jusqu’à te remuer de l’intérieur… c’est le plus beau retour que je pouvais recevoir.
Merci pour ce “échec” qui me va droit au cœur. <3
Très bonne remarque, et merci de suivre l’évolution avec autant d’attention !
Oui, ce retour au style poétique est volontaire. Dans le chapitre précédent, Pierre venait à peine de sortir de deux ans de captivité. J’ai voulu traduire son état intérieur : épuisé, brisé, privé de sa plume. Il n’avait plus l’énergie ni la distance pour écrire en rimes — sa priorité était de rassurer sa mère, simplement, presque à vif.
Dans ce nouveau chapitre, la nouvelle de la mort de son père et de son frère ravive quelque chose en lui. La douleur le reconnecte à sa voix d’origine, à cette poésie qui lui sert de bouclier autant que d'exutoire. C’est une manière pour lui de reprendre le contrôle, de transformer le chagrin en force, en engagement.
Donc oui, c’est un choix narratif, une respiration dans le style, qui suit l’évolution émotionnelle du personnage.
Merci beaucoup pour tes petits likes, ça me fait super plaisir !
Prends ton temps pour la lecture, je serai ravi d’avoir ton retour quand tu pourras. À bientôt
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Virginie.1.2.3
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Paige
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Moule Frite
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C.J_Robin
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